Rénovation de salle de bain en Suisse romande
Plomberie, électricité, étanchéité et finitions par un seul interlocuteur. Devis remis 10 jours ouvrables au plus tard après la visite. Neuchâtel, canton de Vaud et Fribourg.
Une règle qui compte doublement ici : nous ne déposons rien tant que le carrelage, les appareils et le meuble ne sont pas livrés. Votre salle de bain actuelle fonctionne jusqu’à la veille du chantier, et la période sans douche se limite aux travaux, jamais aux délais de livraison.
Ce que comprend une rénovation de salle de bain chez Loova
Une salle de bain concentre sur quelques mètres carrés la plomberie, l’électricité, l’étanchéité et la ventilation. Nous faisons intervenir nos corps de métier (plombier, électricien, carreleur, menuisier) et coordonnons l’ensemble, sans vous laisser coordonner qui que ce soit. Le devis couvre :
- La visite du logement par notre équipe, avec relevé sommaire de la pièce
- La dépose complète, le tri et l’évacuation en décharge
- L’étanchéité sous carrelage selon la norme SIA 271/1, la norme suisse de l’étanchéité, angles et passages de conduites compris
- L’adaptation des alimentations d’eau et des évacuations
- L’électricité aux normes, avec le rapport de sécurité électrique OIBT en fin de chantier
- Le carrelage, la faïence et les joints
- Les appareils sanitaires, la robinetterie, le meuble, le miroir et l’éclairage
- La peinture du plafond et le nettoyage de fin de chantier
Certains postes se chiffrent à part, et toujours avant d’être engagés :
- l’ouverture d’un mur porteur, sur la base du rapport de notre ingénieur civil (rapport préliminaire : 750.– par mur, étude de réalisation chiffrée à part)
- le diagnostic amiante pour les immeubles d’avant 1991
- la création d’une ventilation neuve
- une autorisation de construire lorsque le projet en demande une
Sur l’amiante, souvent présent dans les colles de carrelage de ces années, lisez notre guide sur l’amiante en rénovation.
Quelques salles de bain issues de nos chantiers





Combien coûte une rénovation de salle de bain
Ces montants sont tirés de devis récents de Loova, TVA de 8,1 % comprise, appareils sanitaires et robinetterie compris. Ils valent pour une rénovation dans la même implantation, avec des alimentations et des évacuations existantes réutilisées. Le désamiantage et les interventions sur les colonnes communes de l’immeuble font toujours l’objet d’un chiffrage séparé.
| Votre projet | Fourchette |
|---|---|
| Réfection complète dans la même implantation, équipements de gamme standard | dès CHF 19’000.– |
| Réfection complète avec douche à l’italienne et équipements soignés | 25’000 à 30’000.– |
| Nouvelle implantation, avec déplacement des points d’eau | 30’000 à 45’000.– |
| Salle d’eau créée dans un volume existant, ou seconde salle de bain | 40’000 à 60’000.– |
Entre la première et la deuxième ligne, la surface et la main-d’œuvre bougent peu. Ce qui change, c’est le choix des équipements. Sur nos chantiers, l’enveloppe consacrée aux appareils sanitaires va du simple au double selon la gamme retenue, et c’est elle qui déplace le total.
Les fournitures, appareils sanitaires et carrelage, sont chiffrées en allocations budgétaires : le fonctionnement est détaillé plus bas, dans « Choisir vos appareils sanitaires ». Les budgets d’une rénovation plus large, appartement ou villa, sont détaillés dans notre guide des prix.
Passer d’un WC au sol à un WC suspendu
C’est une demande fréquente, et elle bute souvent sur le mur. Un bâti-support classique s’encastre dans une cloison, ce qui n’est pas toujours possible sur un mur porteur ou dans une pièce déjà étroite.
Le système Geberit Monolith répond exactement à ce cas. C’est un module autoportant qui se pose contre le mur existant, sans le percer ni construire de coffrage, et qui reçoit une cuvette suspendue. Comptez environ 1’800.– posé, cuvette comprise. C’est plus cher qu’un simple remplacement de WC au sol, et nettement plus léger qu’une nouvelle cloison technique.
Ce qui fait varier le budget
- La surface de faïence et le format des carreaux. Un grand format exige un support parfaitement plan, donc des travaux de préparation
- La douche à l’italienne, possible ou non selon la hauteur de dalle disponible
- Le déplacement du WC, le poste le plus contraignant à cause du diamètre d’évacuation
- L’état des colonnes de chute, que nous examinons à la visite
- L’année de construction de l’immeuble, avec diagnostic amiante avant 1991
- La baignoire îlot, la double vasque ou la robinetterie encastrée
Choisir vos appareils sanitaires
Votre devis comprend une allocation pour les appareils sanitaires. C’est un montant écrit noir sur blanc, que vous dépensez comme vous le décidez.
Vous choisissez ensuite en exposition Sanitas Troesch, lors d’un rendez-vous que Loova organise, avec une pré-sélection chiffrée préparée à l’avance. Un conseiller du fournisseur vous guide sur place.
La pré-sélection liste chaque élément prévu, avec son nom exact, ses dimensions, sa couleur et le lien vers sa fiche produit. Sur un chantier récent, elle couvrait deux salles de bains sur sept pages, de la paroi de douche à la plaque de déclenchement.








Visuels Sanitas Troesch. Un aperçu des familles d’appareils que vous choisissez, à titre d’illustration.
Vos choix reviennent ensuite dans votre dossier. Si un article dépasse votre allocation, l’écart est chiffré et validé avec vous avant toute commande. Si un article coûte moins, l’écart vous revient.
Comment se passent les sélections en showroom
Quel sol pour votre salle de bain
Deux familles couvrent l’essentiel des projets, le vinyle et le carrelage. Les deux existent en effet parquet très réaliste, au point de se confondre avec du bois.
| Critère | Vinyle | Carrelage effet parquet |
|---|---|---|
| Aspect | Effet parquet réaliste, lames sans joint apparent | Effet parquet réaliste, avec joints entre les lames |
| Sensation sous le pied | Souple et chaud | Dur et frais, sauf avec un chauffage au sol |
| Entretien | Nettoyage simple | Nettoyage simple, joints à entretenir |
| Pose | Poseur de revêtements de sol | Carreleur |
Aucune des deux n’est meilleure dans l’absolu. Loova relève les contraintes de votre pièce, vous conseille lors de la visite et fait valider le choix retenu par le poseur avant commande.
Étanchéité, évacuations, ventilation : ce que nous vérifions avant de chiffrer
Les dégâts d’eau comptent parmi les sinistres les plus fréquents dans les immeubles suisses, et la salle de bain en est souvent le point de départ. Ces vérifications entrent dans le devis.
L’étanchéité sous le carrelage
Une fois la salle de bain terminée, vous ne verrez que le carrelage. Toute la protection contre l’eau se joue pourtant en dessous : une couche d’étanchéité continue, appliquée sur le sol et remontée sur les murs de la douche, renforcée par des bandes dans les angles et des manchettes autour de chaque conduite. L’eau qui traverse les joints du carrelage rencontre cette barrière et repart vers le siphon au lieu de migrer dans la dalle ou chez le voisin du dessous.
C’est le poste le plus important du chantier et le seul qui devient invisible le jour de la réception.
Nous le photographions donc avant la pose du carrelage, et les photos rejoignent votre dossier MyLoova. La norme SIA 271/1, en vigueur depuis mai 2025, encadre ce travail.
Les évacuations et la hauteur de dalle
Une douche à l’italienne demande d’encastrer l’écoulement et sa pente dans la dalle. Quand la réservation manque, nous le disons à la visite et proposons un receveur extra-plat, posé à quelques centimètres du sol. Déplacer un WC se joue sur le diamètre des conduites, une pente régulière et l’accès à la colonne de chute.
La ventilation
Nous reprenons le système existant, nous n’en ajoutons pas. Dans un immeuble, l’extraction d’une salle d’eau est raccordée à une colonne commune et la modifier touche à l’installation de la copropriété. Ce que nous faisons, c’est faire contrôler l’installation en place avant de la réutiliser, et faire remplacer le ventilateur s’il ne tire plus. L’humidité résiduelle qui suit chaque douche fait la différence entre une peinture qui tient dix ans et des moisissures au plafond dès le deuxième hiver.
L’électricité et le chauffage
La norme NIBT définit des volumes de sécurité autour de la douche et de la baignoire : pas de prise ni d’interrupteur à proximité immédiate des points d’eau, et des circuits protégés par un disjoncteur différentiel. Le sèche-serviettes se décide tôt, lui aussi. Électrique ou raccordé au chauffage central, son alimentation passe dans le mur, avant la pose de la faïence.
Carreler sur le carrelage existant
Oui, on peut poser un carrelage neuf sur un carrelage en place, et aux murs c’est la méthode que nous préférons. L’ancienne faïence sert de support à la nouvelle. Le chantier gagne plusieurs jours de démolition, produit moins de gravats et réserve moins de surprises, puisque l’état des murs derrière la faïence n’a plus à être découvert. Surtout, on ne touche pas aux colles d’origine qui, dans les immeubles d’avant 1991, peuvent contenir de l’amiante.
Cette méthode suppose un support en bon état. Nous sondons la faïence carreau par carreau : ceux qui sonnent creux sont déposés et leur emplacement rebouché. La surface est ensuite dégraissée, sa planéité contrôlée, puis un primaire d’accrochage prépare la pose à la colle. Dans la zone de douche, l’étanchéité prévue par la norme SIA 271/1 s’applique par-dessus l’ancien revêtement, avant le nouveau carrelage.
Le doublage ajoute l’épaisseur du nouveau carreau et de sa colle. Nous vérifions à la visite ce que cela change aux huisseries de porte, aux seuils et aux prises et interrupteurs posés sur la faïence. Au sol, en revanche, la dépose reste la règle.
L’amiante ne présente pas de danger tant que le matériau qui en contient reste en place et n’est pas travaillé. Carreler par-dessus, sans percer ni meuler, ne libère aucune fibre. Le test amiante reste pourtant obligatoire dans les immeubles d’avant 1991, parce qu’une partie de la pièce est démolie de toute façon : le sol est déposé, le tablier de la baignoire aussi, et l’adaptation des arrivées d’eau demande de creuser dans le carrelage existant.
Le diagnostic est réalisé avant les travaux par un diagnostiqueur reconnu, avec analyse des échantillons en laboratoire. Si les matériaux touchés par la démolition contiennent de l’amiante, leur retrait revient à une entreprise de désamiantage reconnue par la Suva, qui travaille avec les mesures de protection imposées. Ce poste fait l’objet d’un chiffrage séparé, toujours avant d’être engagé.
Vivre chez soi pendant les travaux
Dans un logement qui n’a qu’une salle de bain, le chantier vous prive de douche pendant 3 à 4 semaines. Personne n’aime l’écrire. Nous préférons le planifier avec vous.
Vous recevez le planning jour par jour avant le début des travaux, avec les journées où l’usage des sanitaires est totalement interrompu et celles où il ne l’est pas. Nos clients s’organisent avec leur fitness, leur famille ou leurs voisins, et certains calent le chantier sur une période de vacances. Ce qui compte, c’est que vous le sachiez avant de signer et non le premier matin.
En PPE, ce qui est à vous et ce qui est à la copropriété
Les colonnes de chute et les conduites générales de l’immeuble sont des parties communes. Tout ce qui se trouve après le raccordement de votre lot, c’est-à-dire la distribution, les appareils et les revêtements, relève du privatif et se décide librement.
Déplacer un WC ou créer une salle d’eau supplémentaire touche parfois la colonne, et un percement en façade pour une ventilation modifie l’aspect du bâtiment : ces cas demandent l’accord de l’administrateur, voire de l’assemblée. L’étanchéité intéresse aussi la copropriété, puisqu’un défaut se manifeste d’abord chez le voisin du dessous. Nous préparons les documents techniques pour l’administrateur et nous nous adaptons aux horaires de l’immeuble.
Un cas revient régulièrement. Quand nous ouvrons la gaine technique pour intervenir, la copropriété découvre l’état réel des colonnes montantes communes et peut décider de les remplacer à cette occasion. C’est une bonne décision sur le fond, les colonnes se changent une fois par génération et l’accès est ouvert. Mais elle a deux conséquences pour vous : la copropriété participe normalement au coût de ses parties communes, et votre part de charges augmente aussi. Nous vous le signalons dès que le cas se présente, avant que la décision ne soit prise.
Faut-il un permis pour refaire sa salle de bain ?
Dans le canton de Neuchâtel, non, dans la grande majorité des cas. L’article 4b du règlement d’exécution de la loi sur les constructions dispense de permis les modifications intérieures d’un bâtiment, pour autant qu’elles ne changent pas l’affectation des lieux et qu’elles restent sans incidence sur la sécurité, la salubrité, l’accessibilité et l’aspect extérieur. Refaire une salle de bain existante entre dans cette dispense.
L’autorisation revient dans quatre situations : la création d’une pièce d’eau là où il n’y en avait pas, un percement en façade pour une ventilation, l’ouverture d’un mur porteur, et un bâtiment protégé, à l’inventaire ou recensé avec une note de 0 à 4 au RACN, le recensement architectural du canton de Neuchâtel. Dans les cantons de Vaud et de Fribourg, des dispenses comparables existent pour les travaux intérieurs, avec leurs propres conditions. Nos architectes tranchent la question pour votre projet et déposent le dossier quand il en faut un. Voyez notre page architecte et permis de construire.
Le déroulé, du premier appel à la salle de bain posée
Le chantier lui-même dure 3 à 4 semaines. Le projet complet prend environ 3 mois, parce que le carrelage et les appareils se choisissent puis se commandent avant toute dépose. Voici la durée réelle, sans enjoliver.
Un meuble de salle de bain fabriqué sur mesure demande jusqu’à 12 semaines de fabrication en atelier, à compter de la commande. Dans ce cas, la phase des sélections et des commandes s’allonge d’autant, et nous décalons le démarrage plutôt que d’ouvrir un chantier qui devra attendre.
Nous ne démarrons pas tant que les sélections ne sont pas faites et les commandes passées. Cette discipline paraît lente vue de loin. C’est elle qui garantit qu’un chantier ouvert ne s’arrête jamais pour attendre un receveur ou une colonne de meuble, et que les 3 à 4 semaines sans salle de bain n’en deviennent pas six.
Suivez votre chantier depuis MyLoova
Planning à jour, photos, documents et validations à donner : pendant les travaux, tout se passe dans votre espace client. Découvrir MyLoova. Et pour voir ce que nos équipes livrent, parcourez nos réalisations.
Où nous intervenons
Nos équipes travaillent dans les cantons de Neuchâtel, de Vaud et de Fribourg. Nous étudions au cas par cas les projets dans le Jura, en Valais et dans le canton de Berne. Si votre projet dépasse la salle de bain, notre offre de rénovation clé en main couvre l’appartement ou la villa en entier, la page rénovation de cuisine traite l’autre pièce technique du logement, et comment fonctionne Loova explique notre manière de travailler.
Questions fréquentes
Combien de temps serai-je privé de salle de bain ?
Le chantier dure 3 à 4 semaines. Vous recevez le planning précis avant de commencer, avec les journées où l’usage des sanitaires est interrompu.
Peut-on faire une douche à l’italienne dans un appartement ?
Souvent, à condition que la hauteur de dalle permette d’encastrer l’écoulement et la pente. Nous le mesurons à la visite. Sinon, un receveur extra-plat donne un résultat très proche. Comptez 25’000 à 30’000.– pour une salle de bain complète avec douche à l’italienne.
Faut-il une autorisation pour refaire une salle de bain à Neuchâtel ?
Non dans la plupart des cas, grâce à la dispense de l’article 4b RELConstr. pour les modifications intérieures. La création d’une nouvelle pièce d’eau, un percement en façade ou un bâtiment protégé changent la donne, et nos architectes s’en chargent.
Faut-il refaire l’étanchéité si je change seulement le carrelage ?
Au sol, oui : la dépose de l’ancien carrelage détruit l’étanchéité qui se trouve dessous, et elle se refait entièrement selon la SIA 271/1 avant la nouvelle pose. Aux murs, quand nous carrelons sur la faïence existante, l’étanchéité de la zone de douche s’applique sur l’ancien revêtement. Dans les deux cas, ce poste figure dans nos devis.
Peut-on poser le nouveau carrelage sur l’ancien ?
Oui, et aux murs nous le préférons. L’ancienne faïence, si elle adhère bien, fait un excellent support : nous sondons chaque carreau, déposons ceux qui sonnent creux, dégraissons la surface, puis appliquons un primaire d’accrochage avant la nouvelle pose. Dans la zone de douche, l’étanchéité prévue par la norme SIA 271/1 s’applique par-dessus l’ancien revêtement.
Cette méthode économise plusieurs jours de démolition et évite les mauvaises surprises derrière la faïence. Elle évite aussi de travailler une colle qui, dans les immeubles d’avant 1991, peut contenir de l’amiante : un matériau amianté que l’on ne touche pas ne libère aucune fibre. Le diagnostic amiante reste obligatoire, car le sol et le tablier de la baignoire sont démolis et l’adaptation des arrivées demande de creuser dans le carrelage.
Au sol, la dépose reste la règle. Seule contrainte aux murs, quelques millimètres d’épaisseur en plus, que nous vérifions aux portes et aux seuils lors de la visite.
Peut-on créer une seconde salle d’eau dans un appartement ?
Oui, quand une colonne de chute est accessible à une distance raisonnable et qu’une ventilation est possible. Comptez 40’000 à 60’000.– selon le volume et les finitions, et parfois une autorisation de construire.